Vous êtes ici: Febelmar » Sondages politiques » Contexte » Contexte

CONTEXTE


Auprès du grand public les enquêtes sont souvent considérées comme synonymes de mesure d’intention de vote ou de prévisions électorales. Les sondages d’opinion politiques ont pour cette raison une fonction symbolique importante pour notre secteur. Le problème de la création d’une image est surtout assez aigu dans la période précédant des élections et culmine le plus souvent le soir où les résultats sont rendus publics. Chacun se souvient bien d’expressions du style de “les instituts de sondage sont ce soir les grands perdants”. Les sondages ont dès lors une fonction de création d’image pour notre secteur.


Par ailleurs les mesures d’intention de vote gagnent en importance dans tous les pays (Belgique y compris). Elles sont prises par les politiciens comme baromètre de leur popularité, comme instrument pour définir davantage leur propre profil, ou tout simplement pour couper la route à un concurrent à l’intérieur du parti. Les sondages ont donc une fonction instrumentale pour les politiciens.


Les mesures d’intention de vote pourraient également influencer le comportement de vote lui-même. Énormément de publications scientifiques et d’articles journalistiques sont disponibles sur ce phénomène. Les avis sont très partagés, mais dans notre secteur et dans les milieux académiques l’impact possible de nos chiffres sur le résultat est considéré comme minime. Mais il est cependant sujet (dans à peu près tous les pays démocratiques) à l’une ou l’autre réglementation. Nous arrivons ici dans les parages directs des libertés fondamentales comme la liberté d’expression de la pensée et la liberté de la presse. En Belgique aussi il existe une législation, mais elle est considérée depuis le premier instant comme inapplicable. Plus personne aujourd’hui ne s’en soucie. Les sondages n’ont donc (très vraisemblablement) aucune fonction d’influence d’opinion.


Les prévisions de comportement de vote ne deviennent vraiment explosives que lorsqu’il y a un lien clair avec les medias. Dans beaucoup de cas celles-ci deviennent institutionnalisées, par le fait de mesurer les intentions d’une manière régulière et identique. L’exemple le plus connu est sans aucun doute le sondage trimestriel de La Libre Belgique. Il manque cependant quelque chose à la relation entre les sondeurs et les journalistes. C’est le but de Febelmar d’offrir (entre autres choses) un point de repère à cet égard.


Les sondages et surtout les exit-polls sont enfin une des peu nombreuses applications de l’enquête sociale où la technique de tirage d’échantillon, interrogation et traitement est mise à l’épreuve après coup par la réalité elle-même (le résultat de l’élection). Cela exige de la part du sondeur un grand degré de professionnalisme et de connaissance des méthodes et des techniques. Des limitations financières et une exposition personnelle aux media contrecarrent parfois ces exigences et peuvent conduire à des prévisions erronées. Les sondages d’opinion politiques sont pour cela des processus délicats.

Febelmar

FORUM